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Ménage à quatre !

Nous (Ange et Bo) profitons de cette page qui nous est accordée dans le blog pour dévoiler les dessous de la vie à bord de Schnaps. Photos à sensations, scoops et coutumes pittoresques sont dans cet article !

Equipage de quatre à bord de Schnaps

Changement de rythme sur Schnaps !

Le chamboulement durant notre passage sur Schnaps est clair : la densité de population à doublé ! Imaginez que vous vous retrouviez chez vous à deux fois plus que vous n’êtes d’habitude pendant deux semaines… Alors quand en plus les nouveaux venus sont bavards et un peu foufous, il faut s’adapter. Et là, on doit dire que Tomtom et Clairette ont été sur mesure parce qu’ils ont complètement transformé leurs habitudes pour nous.

D’abord, ils ont accepté de beaucoup accélérer leur rythme pour que nous puissions à la fois visiter, voir des belles îles et des beaux lagons mais aussi faire une traversée dans les eaux mythiques du Pacifique. Ce qu’on a du mal à imaginer, lorsqu’on lit leurs aventures, c’est à quel point partir à la voile offre la liberté de rester dans les endroits où l’on se sent bien, de profiter des mouillages où l’on est abrité et tout simplement de contempler ce qu’on a autour de soi. 18 jours c’est long mais aussi très court. Devant l’étrave il y a des miles à explorer, mais aussi l’heure et la date d’un avion que l’on ne peut rater et qui met sur les journées une pression dommageable à une contemplation sans contraintes. Cela fut parfois fatigant, parfois frustrant, comme ce jour où le chef du village à Mbeqa nous a proposé de l’accompagner pour chasser les poulpes (toujours si convoités par Clairette) et que nous avons dû refuser, faute de temps.

Être quatre c’est aussi plein d’avantages. Cela double les troupes pour tous les volets de la vie à bord. Les quarts et les manœuvres, la cuisine, la vaisselle, les idées de jeux-jeux, le ramassage de coquillages,…

Par exemple à l’occasion de notre venue, les quarts ont été réduits de quatre à deux heures par personne. Ces nuits dans l’immensité du Pacifique étaient une des motivations de notre voyage et font partie des grands moments de la traversée. Sentir les 30 noeuds des alizés dans les voiles en ciseaux, sans un bateau ni une terre en vue, et attendre que le jour se lève en scrutant les étoiles est sans doute l’expérience la plus grisante que l’on puisse vivre.

Le cockpit de nuit

Et Clairette et TomTom ont semblé apprécié les nuits à rallonge, tranquilles, avec les poilus…

Le Castor découvre les fleurs locales

Etre plus nombreux c’est aussi plus de bras pour les manœuvres, et plus d’yeux pour tout surveiller, que ce soit les patates de corail, les barracudas qui mordent à l’hameçon ou les euh… grosses bêtes…

Gastronomie à bord

Comme il ne fallait pas tout bouleverser non plus. Clairette a pu conserver son quart de 4h du matin car c’est le moment privilégié pour pétrir le pain ou les brioches. Tomtom prenait le relais à 6h pour la délicate mission de la cuisson. Cela a constitué un des autres grands bonheurs de la traversée : se réveiller et sentir l’odeur du pain tout chaud sorti du four, le déguster avec de la confiture de goyave maison et se dire que la vie est bien belle…

On a souvent du mal à imaginer ce qu’est la gastronomie à bord d’un bateau. De loin, on croit que cuisiner est impossible en mer alors qu’au contraire, il faut engranger des calories pour tenir le coup dans le vent et les vagues. Et là on voit que le Schnapsipage a bien préparé son voyage car ils ont des tas et des tas de réserves de coquillettes de plein de bonnes choses et surtout plein de bonnes recettes de sauces pour les coquillettes de bons plats à réaliser avec les moyens du bord. La pêche fait partie du jeu, bien sûr, mais les gros poissons ne sont pas toujours au rendez-vous. Et puis comme vous avez pu le voir dans d’autres articles, les gâteaux sont une dimension importante du moral des troupes et cela s’est vérifié pendant que nous y étions…

Il ne faut jamais mégoter avec le moral des troupes, et le chocolat

Pour peu que le moral ne baisse un peu et que vous ne trouviez plus le sucre, demandez innocemment à Clairette où il est, sous prétexte de servir une citronnade à tous. Remontez une heure plus tard avec un gâteau au chocolat, astucieusement rebaptisé « citronnade grillée »(c), l’effet est garanti !

Si Hobbes et Firmin ont manifesté un intérêt certain pour la dégustation des gâteaux au chocolat ou des crêpes au petit déjeuner, nous n’étions pas en reste et sommes d’ailleurs repartis avec plein de recettes à essayer et une motivation démesurée pour fabriquer notre propre pain.

Outre les gâteaux, la cuisine en général est bien entendue une des activités majeures à bord, surtout pendant les traversées lorsque le bateau bouge dans tous les sens et qu’il faut bien s’organiser si on ne veut pas catapulter pêle-mêle ustensiles et ingrédients au quatre coins du carré. Forcément, tout prend un peu plus de temps…

Dans cet environnement complexe, la composante coquillettes est ES-SEN-TIEL-LE au bon fonctionnement du bord. Ce qu’il faut bien comprendre c’est qu’un Tomtom tout seul a déjà un ICP (Indice de Consommation de Pâtes) élevé ; quand on le met en binôme avec un Bo, la croissance de l’ICP est exponentielle et conduit parfois à des scènes comme :

(après avoir englouti une pizza censée faire un repas et demi)
Bo :
– hmmm… C’était bon… (Regard complice entre les garçons)
Clairette :
– vous voulez quoi après, un ananas ? Des biscuits ?
Tomtom et Bo : – Non, DES PÂTES !

Et les garçons partent faire cuire 600g de coquillettes après cette menue entrée…

Alternateurs et robes en paréo

Comme vous l’aurez compris, la présence simultanée de deux hommes à bord a une influence directe et notable sur l’ICP moyen de l’équipage, mais ce n’est pas tout.

Ravi d’avoir un vis-à-vis réceptif qui plus est avec du répondant, Tomtom a pu parler tout son content d’idées de bricolage, de fonctionnement de régulateur d’allure, de raisonnements de geeks, d’études de marchés sur des désalinisateurs et autres projets d’alternateurs turbo-cosmiques à piston rotatif.

De leur côté, les filles ne sont pas en reste pour papoter vêtements, tissus en paréo, souvenirs d’enfance ou se perdre en anecdotes diverses et discussions de minettes.

Dans le fond, chacun semble trouver son compte à cette organisation un rien cliché… Qui ne restera que provisoire. Dans la vraie vie à bord, Clairette n’est pas la dernière à saisir le couteau pour vider le poisson d’un air satisfait ou partir en expédition « chasse au poulpe » et Tomtom ne se fait pas prier pour cuisiner des gâteaux ou se prélasser au soleil.

Dans cet univers si particulier qu’est le bateau, tout l’équipage se doit d’être polyvalent et volontaire pour apprendre à toucher un peu à tout. Depuis plus de deux ans qu’ils vivent sur Schnaps, nos navigateurs ont appris à passer d’un sujet à l’autre en permanence, à mettre les mains dans le cambouis et à composer avec les aléas du bord, même si ce n’est pas a priori toujours leur tasse de thé. Alors un peu de main d’œuvre ne semble pas leur déplaire… Et le retour à des discussions plus naturelles à chacun non plus !

Reprise sur le haut du Numéro un, sous l'oeil attentif de Monsieur Doudou

Le Capitaine à la barre

Entre les quarts...

Empannage

Que fait Schnaps lorsqu’il ne répond pas à nos mails ?

Finalement, que se passe-t-il à bord lorsque l’équipage n’est en train ni de manœuvrer, ni de manger des coquillettes, ni de faire des gâteaux, ni de dormir ? Plein de choses, et pas seulement les articles pour lesbaleinesetlescoquillages (même si, nous en sommes témoins, cela prend du temps !) ni des réponses à nos mails.

Ce qu’ont découvert les deux détectives privés que nous sommes, après quinze jours à bord, c’est un mode de vie schnapsien très personnel auquel nous nous sommes vite accoutumés.

Ce qu’on ne voit pas sur les photos, c’est que la vie à bord s’agrémente de nombreux jeux-jeux ludo-intellectuels (oui oui !!) comme le fabuleux « Guerre des Moutons » auquel nous avons consacré bon nombre de soirées, voire « La Soupe à Gertrude », ou encore « Boursicocotte », notre contribution récréative à ce séjour.

Dans la vraie vie comme à Boursicocotte, le naturel de chacun s’exprime. Tomtom fait une partie de repérage avant de construire l’algorithme qui lui permet d’évaluer le nombre de points nécessaire pour gagner, Clairette se fie surtout à son instinct et aux graphismes pour déterminer si oui ou non elle doit acheter les poulettes plutôt que les ânes…

Nous avons particulièrement aimé ces soirées jeux-jeux car elles participent grandement à faire de Schnaps ce qu’il est vraiment : un endroit où l’on se sent vite chez soi, où les grands comme les enfants peuvent faire les foufous, où on alterne des choses sérieuses comme cuire des coquillettes ou chasser le poulpe aller manœuvrer le numéro Un en vue d’un empannage, avec des choses moins sérieuses comme essayer de construire un enclos pour des moutons qui ont l’air totalement hagard.

Pour les discussions, c’est la même chose. On se retrouve soudain en caleçon-T-shirt ou culotte-débardeur dans le carré – parce que vraiment, il fait trop chaud pour être habillé – à refaire le monde, l’économie, la géopolitique ou alors à raconter des drames vécus (expérience de Tomtom qui, revenant de Londres avec Galipette sur le dos, à dû accepter que la peluche se fasse palper pour passer la frontière) ou bien des études sémantiques de la langue française.

Ange : – Wouah ! Ca envoie du pâté !
Tomtom : T’imagine un propulseur de pâté à énergie solaire ? On l’enverrait dans les airs, il aurait un rayon d’action jusqu’à la lune
Bo : Ce serait génial comme campagne de pub pour du pâté Henaff…

Là on a vu que notre valeur ajoutée était aussi d’apporter du sang-neuf pour les blagues et les calembours de Tomtom qui ont trouvé un public tout neuf !

La vie à bord de Schnaps c’est aussi le rangement du carré qui se dérange toujours beaucoup plus vite qu’il ne s’ordonne, les séances d’infirmerie pour soigner les douleurs et les bobos (comme Clairette lorsqu’elle s’est transformée en papillote de Niflugel après s’être coincé le dos), les rêves d’avenir, les projets… C’est aussi la vraie vie en somme !

Alors à Schnaps : MERCI pour ces moments magiques !

Et à tous : la situation à bord est excellente, venez vite les voir, ça vaut le coup !

Merci à tout le Schnapsipage


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6 commentaires pour Ménage à quatre !

  • CA Derbanne

    Excellent article. L’ambiance à bord devait être folle. J’aime particulièrement les « alternateurs turbo-cosmiques à piston rotatif ». MDR. Grosses bises à Schnaps et bons matchs ! CAD

  • Pooky

    Trop bien, on se projette avec délices dans les nuits douces du Pacifique… le climat, les coquillettes, les rêves de moteur rotatif, si c’est pas la recette du bonheur ca !

  • Clairette

    Merci encore pour cet article… Surtout que pour nous ce n’est pas évident de raconter les particularités de notre vie à bord, et je crois que nos familles, entre autres, vont être ravies de voir un peu mieux comment ça se passe sur Schnaps !
    Et puisque vous nous faites de la pub pour le charter Schnaps, j’ai l’honneur d’annoncer que si ça fait envie à d’autres de nos amis, le capot de la descente est ouvert. Surtout s’ils sont aussi faciles à vivre que les deux zigotos qui nous écrivent de jolis articles !!

  • Claire TABARY

    je me rends compte maintenant que ce témoignage est essentiel à l’élargissement de ma vision de la vie Schnapsienne, tu as tout à fait raison, Clairette, ça me fait un plaisir certain de voir qu’il n’y a pas que le bricolage à bord, il y a une vraie douce vie. Et les photos de groupe, ça change des photos des diverses parties de Schnaps, avec vos sourires qui en disent long sur les bienfaits de la Schnaps attitude.

  • François TABARY

    Merci pour ce coup d’oeil extérieur sur la vie à bord. On imagine mieux les activités quotidiennes culinaires et techniques, dans une ambiance détendue. Le bon état d’esprit sur le « Schnaps’s charter » fait envie. Vive la jeunesse.

  • Mamounette

    Merci beaucoup pour ces nouvelles que j’ai regardées il y a quelques jours, effectivement la famille est ravie de voir que vous avez bien mangé pendant le voyage ! La Mamie de Claire qui est une super cuisinière sera aussi contente ….

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