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Bricolage, bricolage, bricolage

Récapitulons : nous avons passé 18 jours à la marina de Shelter Bay côté Atlantique, une semaine environ au mouillage côté Pacifique, et nous n’avons même pas une petite randonnée à vous mettre sous la dent. Mais qu’avons-nous donc fait ?

Nous avons bien occupé quelques jours pour la traversée du Canal (paperasse, matos, traversée sur un autre bateau, etc etc) ainsi qu’un temps non négligeable à réparer Dédé, encore pas mal de temps à vous écrire de longs articles avant de vous laisser un bout de temps sans prose à rallonges (quoique… ptêt que si on s’ennuie on écrira des articles en mer) mais vous allez voir qu’on ne s’est pas contentés de ça.

On avait eu le temps de préparer, lors de nos dernières heures de navigation dans la mer des Caraïbes, une tout-doux liste à faire pâlir plus d’un navigateur, ainsi que quelques listes de courses diverses et variées.

Tout-doux liste de Panama

Imaginez la jouissance à chaque petite croix inscrite devant une tâche... rhâââââ

Il y a eu, comme après chaque longue traversée, des tâches ménagères (d’autant plus qu’on a eu des draps salés !) : 7 lessives en deux jours, du nettoyage du pont, du nettoyage de l’intérieur (jusqu’aux cales qui ont été inondées par un jerrycan d’eau douce tombé en nav’), du rinçage d’écoutes salées, des vaisselles, etc etc…

Côté gréement et voiles, nous avons d’abord nettoyé Eloi le Génois qui avait frotté sur l’antifouling de la coque lors de sa baignade dans la mer des Caraïbes – c’est pas facile d’enlever l’antifouling ! Ensuite, à défaut de pouvoir acheter de la drisse au ship de la marina (15 jours pour commander une drisse ce n’était pas suffisant), nous avons enlevé la drisse de l’étai largable pour la passer dans le mât en tant que drisse de génois. Ca nous a pris une bonne matinée : monter au mât par une journée calme (comme on est arrivés sans moteur, on est sur le premier ponton, exposé au clapot), passer un messager en haut du mât qui par chance sera récupéré assez facilement par Tomtom en bas, y attacher la drisse pour la faire passer à son tour, se rendre compte que je n’avais pas fait passer le messager par la poulie mais juste dessous la poulie et bidouiller un truc pour que la drisse passe au bon endroit… Je n’ai pas l’air maligne, comme ça, d’avoir passé le messager sous la poulie, mais j’ai plusieurs excuses :

  • J’ai le vertige, donc je perds l’usage d’un neurone par mètre d’altitude. A 14 mètres de hauteur, je vous laisse calculer, il ne reste plus grand-chose, donc dès que je vois une ouverture dans le mât, je me dis chic alors il n’y a plus besoin de monter allez on envoie le messager. Je n’ai même pas vu la poulie à 1 centimètre au-dessus de l’ouverture.
  • Notre messager était lesté par une tige en ferraille qui ne passait pas dans la poulie, donc de toutes façons il était nécessaire de faire une manip de récupération du messager par-dessus la poulie.

Bref, comme ensuite j’ai voulu passer un autre messager dans la poulie d’étai largable pour remplacer (plus tard) la drisse qu’on avait prise, comme le messager était trop léger et s’emmêlait tout le temps, comme le messager était trop fin et se coinçait dans le réa, ça m’a pris bien du temps, j’ai passé une matinée en l’air. A la fin je n’avais plus le vertige.

Puis nous avons renvoyé le génois dans le profil de l’enrouleur, enroulé le génois et clos le chapitre le temps de traverser le canal. Mais de l’autre côté du canal, Tomtom est remonté au mât pour bien comprendre ce qui a abimé et fini par casser notre première drisse.

Verdict : a priori du frottement en tête de mât, rien de bien grave, il a suffi de rallonger notre noeud de chaise pour éviter le frottement. On a quand même affalé le génois une fois de plus pour le renvoyer, on s’occupe comme on peut… Mais maintenant ça s’enroule sans problème et sans forcer.

Tomtom a également réparé le nerf de chute de Corentin le numéro un, passage de fil pas facile facile !

Côté couture, la capote a eu droit à une réfection de petites sangles qui se sont déchirées (rien de grave) ainsi qu’à une recouture d’une fermeture éclair. C’est fou : déplacez la couture de la fermeture éclair de 2 centimètres et votre capote sera bien plus tendue ! Finies (ou presque) les poches qui se remplissent d’eau de pluie…

capoteStatueLiberte.jpg

Oui, quand on termine dans le noir le travail de la journée, on se prend pour la statue de la liberté.

J’ai également refait les sakàbouts, cousus initialement en toile à store, refaits en Sunbrella. On a enfin trouvé des magasins qui vendent du Sunbrella, à Panama City !!

Et enfin, j’ai cousu des cagnards sur les côtés du cockpit, qui nous protègent du vent et des regards indiscrets au mouillage, mais qui surtout vont nous protéger des grosses vagues qui s’amusent à rentrer dans le cockpit voire plus loin.

Le cagnard bâbord

Le cagnard bâbord, pour nous protéger du vent, des embruns et des vagues sournoises

Il a fallu aussi refaire des pièces pour Raymond le régulateur d’allure : d’une part, la fixation du bitonio sur lequel Raymonde la mini-pilote s’accroche, car les premières pièces d’alu que j’avais faites au Cap-Vert étaient trop maigrelettes et d’autre part la fin de la réparation de la pièce qui avait lâché dans la mer des Caraïbes (un peu de ponçage et de la peinture).

Le feu moteur, à l’avant, avait perdu une vis (probablement pas de l’inox, vu comme elle était rouillée) et menaçait d’aller se baigner. Il a donc maintenant deux vis inox toutes neuves, et plus aucune velléité de baignade.

Dans le même genre, c’est la vis qui nous permet de régler l’orientation du panneau solaire qui a fait peau neuve. Ses filets étaient encrassés, un petit coup de filière et hop c’est vachement plus facile à visser !

Et puis l’expédition « réservoir de gasoil » nous a permis de découvrir qu’un olibrius avait percé le secteur de barre – il ne faut jamais, sous aucun prétexte, faire des trous dans un secteur de barre, c’est Nigel qui l’a dit. Du coup ce secteur de barre a été nettoyé (il suintait de graisse sale) et renforcé par deux petites contre-plaques en alu.

trouSecBarre.jpg

Oh le zouli trou, oh les zoulies fissures !

secteurBarreRepare.jpg

Le secteur de barre réparé, fissures arrêtées par des trous et structure consolidée par de la tôle d'alu

Tomtom a également resserré les drosses de barre, pour que l’on ait un peu moins de jeu. Pas trop quand même, car la barre trop dure, c’est bon ni pour nous ni pour Raymond.

Et puis comme toujours on a fait un bilan des stocks et des tas et des tas de courses : du sec qui tient longtemps, du frais au dernier moment… Ça paraît simple comme ça, mais n’oubliez pas que nous n’avons pas de voiture pour faire les courses, qu’avant de faire rentrer quoi que ce soit dans le bateau il faut que ça soit propre (entre autres, fruits et légumes sont nettoyés en long en large et en travers : c’est souvent là-dedans que se cachent des bestioles qui se feraient un plaisir de coloniser Schnaps), et enfin qu’il faut ranger tout ça dans un espace réduit.

Et puis au niveau de l’évier de la cuisine, nous avions deux bricolages à faire : d’abord, démonter le mitigeur qui nous saoulait à fuir tout le temps, lui changer un petit joint et puis voilà, et ensuite, dégommer deux cloisons pourries dessous l’évier, en refaire une à l’époxy pour refermer le petit placard à huiles situé juste à côté… Un jour on refera toute la cuisine, mais ce n’était pas au programme de cette escale. Enfin ça n’a pas empêché Tomtom d’améliorer encore l’étanchéité du frigo, il n’a plus aucun prétexte pour consommer des ampères injustifiés, celui-là !

coffreSsCuisine.jpg

Dégommage méticuleux du coffre - enfin ce qu'il en restait - sous la cuisine. Normalement à ma place il y a la cave Smile

Les dessous de Schnaps ont eux aussi eu droit à toutes les attentions : nettoyage du sondeur, du speedo (deux fois), grattage de l’hélice, de la coque et du safran qui commençaient à être colonisés par des coquillages coriaces.

Restait, pour compléter notre mode de vie sportif et équilibré, à passer quelques heures devant l’ordinateur : on a trouvé des tas d’infos sur nos prochaines destinations (ça fait rêver), sur les réseaux de radio-amateurs avec lesquels on pourra papoter pluie et beau temps en mer grâce à la BLU, sur les fréquences de radios diverses et variées dans le Pacifique, on a téléchargé et imprimé les éphémérides 2011 de navigation astronomique qu’on recherchait depuis notre arrivée dans les Antilles (oui Tristan on s’y met)…

Je suis sûre que j’oublie certains petits trucs (réparation d’une petite fuite dans l’annexe, loupiotte des toilettes récalcitrante, etc…), mais vous nous pardonnerez. C’est qu’il reste encore une connexion de VHF récalcitrante à ressouder avant de partir…

Ah oui et désolés, pas de cartes postales, pas de lettres, même ma Maman attend sa carte d’anniversaire qui arrivera avec plein de mois de retard, mais on n’a vraiment rien trouvé à vous mettre sous la dent depuis Antigua et on n’a pas vraiment eu le temps de vous fabriquer des cartes postales maison (euh non bateau).


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2 commentaires pour Bricolage, bricolage, bricolage

  • mamounnette

    Merci pour les nouvelles ! Pour la carte d’anniversaire pas de souci, tu as pensé à me faire un mail ce jour là, tout va bien !
    Bisous et bon voyage !

  • TABARY Claire

    c’est un peu tard maintenant que vous êtes partis, mais j’aimerais bien vous voir plus en photo dans l’action! joli bronzage, Clairette, le teint pâle Breton a évolué en joli teint doré. Allez vous enfin passer un moment sans bricoler? Schnaps a intérêt à se tenir à carreau durant ces deux mois afin de vous laisser vous concentrer sur la navigation.

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