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Derniers jours aux Fidji

Vous avez pu, grâce à Angélique et Boris et leurs petits poilus, découvrir les dernières escales sous une plume originale. On ne sait pas pour vous (enfin si, on sait pour ceux qui nous ont dit « oh ils sont bien les articles de vos amis ! ») mais nous, on a beaucoup aimé ça, à la fois pour le confort et le plaisir de voir des articles s’écrire tous seuls sur le blog (d’ailleurs on est à la bourre maintenant), pour le cadeau que ça nous fait d’avoir une carte postale en plein d’articles de blog, et pour le point de vue tout nouveau tout beau qu’ils ont apporté. C’est quand même pas tous les jours qu’on peut dire « oh regarde il y a un nouvel article sur notre blog, que va-t-il donc y avoir dedans ? ».

Revenons à nos moutons et à la suite des aventures. Nous avons donc déposé Ange et Bo à côté de l’aéroport où ils ont embarqué pour revenir en France, après une énième bonne soirée, agrémentée d’un repas fidjien et délicieux. Et puis… piouuufff. On a recommencé à accumuler la vaisselle sale et on a surtout entamé la transition retour vers un rythme plus mou. Il fallait bien qu’on se remette de nos 15 jours effrénés, nous qui étions pris dans le rythme tranquille d’une croisière où les escales s’éternisaient dès qu’on trouve un endroit sympathique, rythme peu compatible avec les vacances de 15 jours dont disposent les gens normaux qui travaillent.

Mais on était déjà presque partis des Fidji, dans nos têtes. Il faut dire que quasiment toutes les îles du côté de l’aéroport sont infestées de resorts (stations balnéaires en carton-pâte) elles-mêmes encombrés d’Australiens et Américains beaufs et gras. Si la paperasserie Fidjienne avait été plus souple, on serait retournés sur l’île de Joseph pour attraper des poulpes avec lui, mais on n’a pas eu le courage d’affronter la grosse machine. Et puis on voulait partir vers la Nouvelle-Zélande, on était donc pas mal derrière l’ordinateur pour 1. comprendre comment fonctionne la météo ici-bas et 2. zyeuter les fichiers météo en détail pour lever l’ancre à la première fenêtre météo.

En attendant la bonne fenêtre météo, on a sauvé Schnaps de l’attaque vicieuse d’un énorme ketch dont l’ancre a dérapé au mouillage juste devant nous (grâce au sixième sens de Tomtom qui a levé la tête de l’ordi pile au bon moment, vive le capitaine !) et on a essayé de mouiller au pied d’îles désertes ou au moins dénuées de resorts.

Vanua Levu.jpg

D'abord on a essayé un trio d'îles désertes, désertes pour de vrai mais le mouillage brinquebalant n'était pas franchement confortable

Ensuite on s'est tournés vers Waya, jolie île montagneuse

Nalauwakibay.jpg

Et toujours autour de Waya, mais de l'autre côté : Nalauwaki Bay et ses deux montagnes-quenottes

Vomolailaiwifi.jpg

Et enfin on s'est laissés dériver à proximité de Vomolailai Island, pendant deux petites heures, pour bénéficier du wifi gratuit qu'offrait le resort de l'île juste voisine (hors champ de la photo). Pour une fois, on a apprécié un resort !

Et puis on l’a vue, cette fenêtre météo ! Elle n’était pas bien grande, c’était plus un petit hublot qu’une baie vitrée, mais elle nous paraissait suffisamment raisonnable pour qu’on essaie de se faufiler dedans. Et surtout, elle nous permettait d’espérer arriver juste avant le match France – Nouvelle-Zélande, et même de voir ma copine Mumu qui était de passage à Auckland. Et puis on avait envie de partir …

On a quand même réussi à voir un match de la Coupe du Monde avant de partir : Galles-Afrique du Sud. On pensait essayer de trouver un pub en ville, mais on s’est arrêtés pour le regarder avec les gardiens du port, qui s’étaient installés devant une toute petite télé devant leur guérite et qui nous ont accueillis avec beaucoup de gentillesse. Le match n’était pas exceptionnel, mais on était contents de l’avoir vu dans l’ambiance locale.

Il nous restait une dernière épreuve : la paperasse de sortie. On y a passé une demi-journée, quand même, juste après avoir fait les derniers pleins de gasoil à coups de multiples transfert de jerrycans. Nous étions prêts, psychologiquement, à affronter une dernière fois les processus incohérents et inutiles de la douane fidjienne, et finalement, on a bien rigolé. Comme d’habitude, ça a pris bien plus de temps que prévu, il nous ont fait répéter toutes les caractéristiques de Schnaps qu’on avait déjà données à l’entrée dans le pays, mais on a eu droit à un petit spectacle, en la personne de trois Pères-Noël australiens fraîchement arrivés dans leur grand catamaran. Trois papys tout de blanc barbus, bons vivants, et visiblement connaissant le principe des formalités, puisqu’en attendant leur tour, l’un d’entre eux s’est vite endormi dans un fauteuil de bureau (plus confortable que les bancs de la « salle d’attente », on s’attendait à l’entendre ronfler …) pendant qu’un autre des trois larrons s’installait carrément au bureau d’un des scribes de la douane pour y écrire ses cartes postales, poussant le clavier et la souris qui encombraient le plan de travail. Il est quand même resté là une bonne demi-heure avant de se faire déloger par l’occupant officiel du bureau…

Finalement, le patron du service des douanes, la quarantaine et visiblement le seul officier compétent, s’est rendu compte que ces trois zigotos représentaient un niveau de difficulté que ses subordonnés auraient du mal à prendre en charge. Il s’est donc sacrifié et s’est dirigé vers eux. On n’a pas entendu l’intégralité de leur conversation, mais le Papy-Capitaine a commencé par un « Alors, jeune homme, que peut-on faire pour vous ? ». Nous on rigolait comme des baleines pendant que notre officier à nous essayait de taper le nom de notre bateau sans faire de fautes.

Un peu plus tard, alors qu’on levait l’ancre, sur le point de partir vers le pays des Kiwis, on a vu nos trois Pères-Noël sortir du bureau des douanes, un peu après l’heure de fermeture officielle… Eux aussi, ils ont dû bien rigoler à malmener le service des douanes !! Maintenant, on sait ce qu’il faut faire, la prochaine fois : tant qu’à perdre une après-midi, autant le faire en s’amusant. Bon, il nous manque encore peut-être un peu d’aplomb, mais on va tâcher de s’entraîner…


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