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Nana Mangareva

Après 8 semaines (eh oui, tout ça !) passées à Mangareva et ses alentours, il faut bien, un jour, se décider à partir … Le gréement est en effet changé, plus rien n’empêche Schnaps de reprendre la route vers de nouveaux horizons, de nouvelles îles et de nouvelles découvertes. Si ce n’est l’envie de rester dans les îles Gambier, dans ce Paradis, avec tous ces gens si accueillants.

Comme d’habitude lorsqu’on quitte un endroit où on est restés longtemps et auquel on s’est attachés, ce n’est pas facile … Comme d’habitude, et même bien plus que d’habitude, on serait bien restés un peu, juste un jour de plus, ou une semaine, un peu, quoi ! Comme d’habitude, il y avait des tas de choses à faire avant de lever l’ancre : quelques courses, le plein d’eau, rendre la bouteille de gaz (et auparavant la finir en cuisant quelques gâteaux et pizzas au passage), un ou deux derniers petits bricolages, remettre en route le blog « Live from Schnaps » qui décidément n’arrive pas à fonctionner tout seul plus de deux mois en continu, écrire quelques articles histoire que nos lecteurs et lectrices ne pensent pas qu’on les néglige, un ou deux coups de téléphone, un passage à la gendarmerie, aller se remplir les yeux une dernière fois des répétitions des danses pour le Heiva, bref, des tas de choses qui nous occupent facilement une journée …

Mais surtout, et cette fois-ci plus que toutes les autres, nous voulions dire au revoir (parce qu’on reviendra !) à tous ceux qui nous ont accueilli les bras ouverts pendant ces presque deux mois aux Gambier et ont accompagné nos journées de sourires et de bonjours chantants. Dany, Monica, Edouard et Denise, Tepano et Hélène, Bernard, Dada et Madame, Gilles et Madeleine, Nelly, le papa de Dany, Christian, Torea et sa si jolie femme, Méré, sa fille dont on ne connaît que le surnom qu’elle porte si bien : « Beauté », « le vieux » qui habite au bord de la route qui part en cul-de-sac, Vincent, Heifara, Marguerite, Nono, Dédé et Dom, Alice, Pavo, James et Chantal, Philippe, Guillaume et Laure, Augustin, Mickaël, Rosa, Edmond le grognon, Cécile et Xavier, Hervé et Valérie, les enfants qui nous reconnaissent dans les rues à coups de « Thomas !! » ou « Claire !! » ou « Madame » (ceux-là sont les élèves à qui j’ai donné quelques cours de maths), les danseurs et danseuses qu’on a dévorés des yeux, les musiciens qui nous ont rempli les oreilles … et tous ceux dont on ne connaît pas ou dont on n’a pas retenu le prénom !

A tous, Maro’i et Nana !

[Encart linguistique : Maro’i ça veut dire merci, et Nana à bientôt !]

Nous avons levé l’ancre de la baie de Rikitea un dimanche matin, vers 9h, au son des chants mangaréviens de la messe. Rien à voir avec une psalmodie terne et ensommeillée, c’est tout l’inverse, plein de vie, très musical, et pour chanter, les Mangaréviens savent chanter ! Maro’i aussi pour ce moment émouvant, qui nous a serré le coeur…

nanaEdouard.jpg

Nana !


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4 comments to Nana Mangareva

  • Mamodile

    petites perles au coin des yeux, ni noires ni blanches, ni cultivées ! c’est l’émotion… Beauté de tout
    Alors : bon vent, Schnaps et tout l’équipage !

  • Claire TABARY

    eh, ho, haut les coeurs et la voilure, vous avez tant d’autre personnes attachantes et intéressantes à rencontrer, votre coeur devra se dilater pour tous les contenir, mais ce serait bien d’avoir une petite photo de groupe, pour le cas où votre boîte à souvenirs ait une fuite, même si on se dit qu’on n’oubliera jamais. Pour le cas où votre chemin de vie fasse beaucoup de détours avant de vous ramener sur ces rivages accueillants…

    • Clairette

      Et non, pas de photos… On n’est toujours pas photo-portraits.
      Tant pis si la boîtàsouvenirs a des fuites, car s’il est une chose qui ne fuira pas, c’est le bonheur qu’on a eu là-bas…
      Bien sûr on va remettre les cœurs et la voilure en grand, s’ouvrir à nouveau à de nouvelles rencontres et de nouvelles découvertes, mais voilà, c’était un pincement, quand même, de partir…

  • papaM

    Sûr, je commence à avoir quelques difficultés pour lire sur mon ordi, mais là, j’ai été obligé de prendre mes lunettes après premières lignes pour pouvoir finir, et avec le froid dans le dos et la gorge serrée, c’est comme si je vivais le départ -et tout ce que vous aviez pu vivre tout ce temps – en direct. C’est inuit ce qu’il vous arrive et ça commence juste, c’est à peu près ainsi que cela devrait se passer … on s’imagine… le chemin vers le rêve réalisé et même au de là. Merci aussi de notre part à ceux qui vous ont accompagné et on est aussi un peu fier de vous. Tu l’as très joliment écrit, Clare.

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