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Les îles Scilly

Les îles Scilly sont un archipel constitué de toutes petites, moyennes et grandes îles, à mi-chemin entre la Bretagne et l’Irlande. Territoire anglais, certes, mais qui vaut le détour.

Nous y sommes restés quelques jours, pour attendre les conditions météo favorables pour partir en Irlande, et avons décidé de visiter une île par jour.

Notre trajet dans les Scilly : arrivée par le Sud Est, tentative de mouillage avortée au sud de St Mary, port de St Mary, Tresco, St Agnès puis départ vers le Nord West en repassant pas loin de St Mary pour chopper du wifi et envoyer un mél aux familles...

Premier soir : arrivée au port de St Mary, l’île principale. Nous avons choisi un port après avoir tenté sans succès de trouver un mouillage forain, pour la facilité d’accès – on était un peu crevés – et le confort qu’on y attendait : douche, internet, proximité d’un village… Le tarif était cher pour une nuit sur bouées ballotés par un fort clapot, mais au moins on a eu tout ce qu’on attendait, ainsi que du wifi.

La priorité était de mettre le pied à terre pour vaincre ce fichu mal de mer. Tomtom a tout préparé : un repas pour que j’aie quelque chose dans le ventre (les meilleures pâtes que j’aie jamais mangées !!), gonfler l’annexe, y installer le moteur 2 temps qui n’a pas voulu démarrer (le con !), ramer avec le fantôme de Clairette jusqu’au quai, payer le port, emmener Clairette à la douche… J’étais complètement molle. La douche m’a fait du bien car je m’y suis débarrassée de mon odeur de mal de mer – j’ai une odeur de mal de mer, mélange de transpiration fiévreuse, de moiteur de la nuit, de sel de la mer… ça sent pas bon et surtout ça entretient mon mal de mer.

Puis nous avons fait un petit tour de l’île : traversée du bourg, balade sur la côte. J’avais du mal à apprécier car je ne sentais que la faiblesse de mes jambes, mon coeur qui s’emballait à la plus petite montée comme si j’avais fait un footing… Qu’est-ce que c’est désagréable de se sentir aussi faible !!! Mais il fallait marcher, c’est le remède miracle, et ça a effectivement fonctionné !

Pour en revenir à St Mary, c’est une jolie île, dont une partie est bordée par des petits bastions pour attaquer tout vaisseau ennemi s’engageant dans les îles (comment ça les anglais avaient des ennemis ???), très fleurie, à la fois dans le bourg et dans la campagne, colorée : montbretias, agapanthes, hortentias, plantes grasses dont je ne connais pas le nom, presque des plantes exotiques : les îles doivent profiter d’un microclimat.

Les montbretias, une des fleurs préférées de Clairette...

Nous avons terminé notre visite de l’île par un fish & chips, il faut bien déguster les mets locaux !!

Une fois rentrés au bateau, profitant alors du wifi pour donner des nouvelles, bricolant ce foutu moteur 2 temps qui ne veut plus démarrer, nous avons été alertés par des cris, ambiance de fête soudaine, encouragements sportifs ??? Poussant la tête dehors, nous avons pu profiter d’une course d’aviron spécifique aux Scilly, des avirons de mer à 6 rameurs, 1 barreur, et pas de coulisse : tout l’effort est dans les bras. La course devait avoir commencé sur une île voisine, l’arrivée était marquée au quai de St Mary : nous avons eu droit aux derniers efforts des malheureux, qui, s’ils avaient eu des sièges à coulisse, seraient arrivés bien plus vite et avec plus de plaisir, à mon avis. Mais c’est peut-être là l’origine du nom de ces îles : ils sont un peu fous ici…

En tous cas les 6 ou 7 embarcations se sont bien battues, les barreurs motivaient leurs troupes tout en étant secoués comme des sacs à patates par la reprise du mouvement dans l’eau, les pauvres ! Sacré spectacle.

Une bonne nuit de sommeil sur tout ça, et nous avons été réveillés à 9h par les anglais qui nous informaient qu’il fallait changer de bouée, celle qu’on avait prise était faite pour les plus gros bateaux, finie la grasse mat’. Je leur en ai un peu voulu de nous réveiller comme ça, mais pas très longtemps : on a opté pour un mouillage sur l’île Tresco, dans lequel on était bien plus à l’abri des vents de NW que dans le port, et la balade qu’on y a faite était vraiment superbe.

Mouillage à Carn Near, Tresco

L’île de Tresco est un peu visitée par les touristes, mais passée la zone sud, dans laquelle on en croise quelques-uns débarqués par le mini-ferry, on découvre des petits bourgs habités, on croise les enfants qui sortent de l’école et vont prendre le ferry sur la côte ouest de l’île pour rejoindre leur île, toute voisine, des jeux d’enfants, une petite église dans laquelle la mer semble être l’essentiel, des habitants qui terminent l’extension de leur maison, le supermarché local au pied de la ferme… petite vie conviviale, insulaire.

St Nicholas Church

Hobbes fait ses courses au supermarket local : on laisse la monnaie en fonction de ce dont on se sert...

Le sud de l’île est marqué par la végétation exotique et luxuriante : des moines ont aménagé un immense jardin exotique, nous ne l’avons pas visité mais nous en avons fait le tour, la végétation déborde des limites du jardin, pour notre plus grand plaisir ! Les plantes sont étranges, immenses, colorées, intrigantes…

Hobbes happé par la rhubarbe géante

Petit clin d’oeil assez drôle : l’accès de l’île se fait soit par bateau, soit par hélicoptère. On croise donc au détour d’un chemin l’héliport, au milieu de nulle part, des feux rouges interdisant formellement l’accès si un appareil approche… Situation improbable, au milieu du calme et de la nature de l’île !!

"DANGER : Helicopter operational area. It is an offence to pass this point and enter this area when the red lights are flashing"

Retour au bateau, nous avons pris un rythme qui nous convient assez bien : dormir, se lever, petit-déjeuner, aller chercher un autre mouillage, s’installer, manger, se promener, goûter, bricoler, dîner, préparer la nav / le mouillage du lendemain, dormir. Ca n’a pas duré longtemps, mais c’était reposant. Enfin des vacances !!

Dernier mouillage, donc, dans une baie formée à l’est par l’île de St Agnès, à l’ouest par l’île Gugh, au Nord par un isthme reliant ces deux îles, recouvert à marée haute.

Isthme entre St Agnès et Gugh, à marée quasiment haute

Le mouillage est superbe. La mer est extrêmement claire : sur la jupe, on peut presque avoir le vertige, tellement on voit bien le fond, 3 ou 4 mètres plus bas ! La balade sur St Agnès est belle, en longeant la côte on découvre des rochers aux formes bizarres, dans lesquels on s’amuse à reconnaître des animaux ou des végétaux, quelques vaches broutant l’herbe moelleuse. Paysage pierreux, c’est étrange comme ces rochers semblent déposés là, par tas, plus ou moins régulièrement.

Champ de cailloux sur St Agnès

St Agnès est plus visitée que Tresco : après notre balade tranquille sur la lande et les pierres, nous avons longé un camping, un bourg, des restaurants, bars… le tour de l’île se termine sur l’isthme, que nous traversons pour visiter Gugh. Très peu de pierres, par rapport à St Agnès. Une maison, seulement, et des champs de bruyère, des champs de fougères, des espaces partagés à la fois par les bruyères et les fougères…

Cohabitation de bruyères et de fougères sur Gugh

Les nombreux terriers et les crottes de lapin attestent la présence de petites bêtes poilues, mais nous n’en avons vu que 2 ou 3. Peut-être les avons-nous effrayés, peut-être les mouettes et les goélands ne leur laissent pas la tranquilité qu’ils recherchent : par endroits, ils s’amassent sur les rochers et crient tous ensemble, quel boucan !!

Girouette a perdu, à cache-cache avec les lapinous...

Retour sur Schnaps après cette grande balade, nous nous rendons compte que les arbres de Tresco nous manquent, la végétation ici ne monte pas très haut…

Bricolages au menu : entre autres, Tomtom est monté en tête de mât pour y bidouiller les feux de route qui s’amusent à clignoter (nous, ça ne nous amuse pas, en pleine mer et de nuit), pour y refaire le noeud de la garcette qui tient la nouvelle poulie de Corentin le numéro un – et on verra que le noeud tient bien, par la suite – et profiter du paysage au soleil couchant, de tout là haut.

Notre mouillage au crépuscule

NDTLGP : Je viens de découvrir que les îles Scilly, en bon français, ça s’appelle les îles Sorlingues. Avec une dénomination pareille, on comprend pourquoi ils ont mis des forts partout avec des canons, les anglais …


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6 commentaires pour Les îles Scilly

  • Gnègnès

    très jolie l’île Sainte Agnès… forcément, avec un nom comme ça….

  • Tite Mule

    Ca fait rever tout ca!!!!
    Pour la rhubarbe vous pouvez demander a Hobbes de faire une belle recolte!

  • mamounnette

    Merci pour ces belles photos !

  • les david

    bonjour les aventuriers,merci pour ces belles cartes postales,bien vue la guiness contre le mal de mer je vais en prendre demain pour ramer à carnac et en donner à ma moitié pour sa traversée quiberon-belle ile prévue le 8/08
    bon vent

    • Il semblerait que la pub Guinness qu’on a insérée dans l’article ait induit pas mal de monde en erreur, on ne sait pas si la Guinness répare le mal de mer… Faudrait peut-être essayer, c’est une idée !!
      Bonne rame, profitez-en bien pour moi qui ne rame que sur une annexe sans coulisse, avec deux rames différentes… (et quand même aussi un moteur quand il veut bien fonctionner !)

  • Delphine

    Waouhhh! C’est donc ben beau cette île! (vouais, tu auras reconnu l’accent québécois, hihi)!
    Merci de nous envoyer ces découvertes! Moi aussi, j’ai découvert que j’avais le mal de mer. J’ai fait une excursion en mer au Mexique d’une journée et j’ai dégusté! Mais bon, j’ai pu voir des requins-baleines alors je pardonne mon corps de ne pas supporter le bateau!
    Yahouuuuu….
    Des bisous

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