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Refit, les premiers pas

Avis aux lecteurs : vous entrez dans une période d’articles de bricolage. Ou de peu d’articles, ne promettons pas si vite une ribambelle de nouvelles : on risque d’avoir assez à faire avec les boulots, la marmaille et ledit bricolage pour ne pas avoir envie de passer du temps à raconter notre vie.

Si vous avez bien suivi, vous savez qu’on vit maintenant en appartement. Ça nous fait un peu bizarre, c’est certes bien pratique d’avoir une machine à laver et un lave-vaisselle à portée de main, un garage pour ranger du bazar, garer les voitures et les vélos, mais ce n’est pas notre rêve de vivre dans un endroit qu’on ne peut pas déplacer. Et puis faire comme tout le monde, ce n’est pas notre truc. Mais ça peut être pratique le temps de refaire une beauté à Schnapsou…

On pensait donc qu’il nous suffirait d’arriver à Auckland, d’aller voir des chantiers, de leur expliquer ce qu’on veut faire faire, et de faire faire. Il y a pas mal de chantiers à Auckland, donc on pensait avoir le choix. On a assez vite déchanté quand on a reçu des devis, pas forcément complets, mais toujours avec un montant 4 à 5 fois plus élevé que ce à quoi on s’attendait. Ce n’était malheureusement pas une erreur, ou un chantier qui essayait de nous décourager de leur donner du boulot, c’est juste Auckland. Un brin désappointés, nous avons donc appelé Daddy Doug – chez qui nous avions sorti Schnaps en arrivant en Nouvelle-Zélande – pour lui demander conseil. La réponse a été assez directe : ah mais les enfants, faut pas faire ça à Auckland, venez donc à Kerikeri, ya mon voisin Dave qui va vous faire du très bon boulot pour un prix raisonnable. Si on avait su, on lui aurait demandé conseil plus tôt, et on n’aurait peut-être pas emmené Schnaps à Auckland…

Bref, une autre demande de devis, quelques échanges au téléphone, par mél et autour d’une bière, l’espoir est revenu : Dave et Julie on l’air de gens simples, honnêtes, bien, on a l’impression d’être sur la même longueur d’onde, leurs prix ont l’air corrects, donc on a décidé de leur confier Schnaps.

Évidemment il ne suffit pas de décider. Outre le « project management » pour planifier le déplacement de Schnaps, on a passé quelques week-ends à démonter pas mal de ce qui pouvait être démonté. Toute la plomberie y est passée : tuyaux, robinets, éviers, vaches à eau, pompes, chauffage, tuyau d’échappement du chauffage – et même si Schnaps est bien vidé, il n’est pas superflu de rappeler que pour enlever un tuyau d’un coffre, il faut parfois vider ledit coffre de tout ce qu’il contient, avant d’aller s’y faufiler dans des positions improbables… L’électroscan a revu la lumière, ce qui a pris une demi-journée à Tomtom et nous a valu des odeurs assez désagréables. Les toilettes sont encore à bord, mais pas pour longtemps.

Euh les parents vous avez fait quoi du carré ? C’est quoi ces vaches à eau bleues dans la cale ?

Le carré est en mode parois dévissées et entassées, l’éolienne est descendue de son mâtereau (c’est lourd, une éolienne !), on a décoincé le guindeau (ce qui veut dire qu’on pourra le démonter, enfin on espère), on a enlevé et dit adieu à la capote et au taud de pluie après presque 10 ans de bons et loyaux services.

Margo barre à la marina pendant que Tomtom démonte l’éolienne
Paul nous a bien aidés à démonter la capote, Schnaps a l’air tout nu

Petite séance découverte avec les enfants (ils avaient bien mérité ça après un week-end sur Schnaps avec les parents qui bricolent) : on a ouvert notre radeau de survie périmé depuis des années. On a fait ça sur un parking, et il s’est ouvert tout comme prévu. Les enfants ont beaucoup aimé la « tente », c’est pas sûr qu’ils aient compris que cette « tente », quand elle est ouverte dans ses conditions d’utilisation théoriques, est synonyme de galère et d’inconfort… Ceci dit c’est plutôt bien fait, c’était chouette de découvrir un radeau de survie sur un parking.

À la découverte du radeau de survie
Deux têtes qui sortent de la cheminée
C’est pas tout ça mais faut dégonfler avant de pouvoir mettre tout ça à la poubelle
En mer il y a moyen que les demi-coques coulent, mais sur le parking rien n’arrête les petits rameurs

Et puis on a préparé le démâtage : on a enlevé les voiles, le lazy-bag, la bôme, le tout en déplaçant Schnaps à Gulf Harbour, un brin au Nord d’Auckland, un jour sans vent.

Démâtage à Gulf Harbour, c’était fait en une heure grâce à la préparation faite avant (dévisser les ridoirs, débrancher les câbles, tester sur Catia comment on pourra poser le mât dans le balcon avant…), pour une sortie de l’eau immédiate avant de poser Schnaps sur un magnifique camion rouge. Le chantier de Dave n’est pas tout près de l’eau, donc il fallait mettre Schnaps sur un camion de toutes façons, et on a fait le choix de lui faire faire plus de route que de mer pour nous économiser du temps de navigation, le risque de devoir naviguer dans des conditions météo pas garanties, la question « mais qu’est-ce qu’on fait des enfants pendant minimum 48 heures sachant qu’on ne peut pas les prendre à bord vu que le bateau n’est pas habitable? », et l’organisation logistique de se retrouver sans voiture 300km au nord d’Auckland.

Démâtage avec un gros forklift
Sortie de l’eau

Si on exclut le fait que la dérive, qu’on avait prévu de désolidariser de Schnaps et de jeter, n’a pas collaboré (elle est toujours dans la quille), tout s’est bien passé. Les gréeurs étaient très corrects, les gars du travel-lift moyens, la dame qui s’occupe de l’administratif du travel-lift odieuse, mais les camionneurs absolument géniaux. Super calmes, sympas, rassurants, prêts à aider, ils inspiraient confiance. Et ils avaient un beau camion rutilant. Tomtom disait, après coup, que c’est plus facile de donner de l’argent à certaines personnes (en l’occurence Exclusive Boat Haulage, les camionneurs) qu’à d’autres (Mme Odieuse de Gulf Harbour – de toutes façons Gulf Harbour c’est très moche, ça fait faux décor de cinéma de mauvais goût).
On a un peu suivi Schnaps sur son camion, pas facile de faire passer un bateau dans des rues où les fils électriques pendouillent bien bas !

Schnaps sur son beau camion

Schnaps est maintenant à Kerikeri, dans un hangar, en attendant son tour pour ses travaux. On va donc passer un certain nombre de week-ends à Kerikeri avec Schnaps…

Mais en attendant, comme on a vidé bien d’autres choses de Schnaps (à peu près tout le matos purement bateau qui y était resté), via le principe des vases communicants, on a rempli l’appart de bazar. On a senti les nombreux chargements de chariots à la marina, les remplissages et vidages de coffres, les chargements d’ascenseurs, l’envahissement du « carré » de l’appart, et les soirées et week-ends à organiser le rangement du bazar. Qui l’eût cru ? On a réussi à caser tout ça. Il n’y a plus de place ni sous les lits, ni dans les placards, ni dans le cagibi dans le garage, ni derrière la machine à laver, ni nulle part.

Rassurez-vous, l’appart ne ressemble plus à ça !

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Another year, another move, another post

​French version below

We arrived in Northland 20 months ago, and I firmly believed that we would stay there until the next big trip (2021 in the latests plans). We have had some great times in Northland, but while I had a great job, Tomtom couldn’t find one… until he started to work for Team New Zealand 9 months ago. Which is a great opportunity, and a lot of fun, but Team New Zealand …

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Housses et oh, Santiano !

(NDCLFC: j’avais pas d’inspiration pour le titre, j’ai laissé carte blanche à Tomtom)

Lorsqu’on a visité Schnaps la toute première fois, le carré était beau, propre, élégant avec ses rayures blanches et bleues. Un air Obélix qui inspirait confiance et donnait envie d’y vivre.

Un carré Obélix, propre, net, joli, classe (photo du site d’Alain, l’ancien proprio). On avait terminé le dossier sur toute la longueur avec du tissu Obélix, ce qui ne …

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Kiwis

Ça y est, on a deux nationalités ! On était résidents depuis un moment, on pouvait même voter, maintenant on est aussi Kiwis que nos petits (lesquels sont nés Kiwis vu que leurs parents étaient résidents permanents en NZ).

Ça change quoi ? A vrai dire, pas grand-chose. On a le droit d’avoir un beau passeport noir orné d’une fougère, mais le reste de nos droits et devoirs ne change pas beaucoup par rapport à …

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Objectif numéro 1 : c’est fait

(English version below)

Ceux qui suivent le blog de près se souviendront de nos résolutions de début d’année. Voici donc notre premier article écrit de Marsden Cove, une marina proche de Whangarei.

On devrait prendre des bonnes résolutions plus souvent : ça marche… J’ai dégotté le boulot auquel j’avais postulé à Whangarei, on a fait un pique-nique de départ d’Auckland, dit bye bye à la crèche et au Buckland Beach Yacht Club, loué notre ponton, …

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Le traditionnel premier article de l’année

Certaines traditions sont incompatibles avec l’hémisphère sud. Six Noëls au chaud (le premier en Martinique, les autres en Nouvelle-Zélande), et nous nous sentons toujours aussi désorientés à l’approche des fêtes de fin d’année. A écouter et lire les publicités, à voir se multiplier les pères Noëls, étoiles de neige et sapins dans les vitrines, à écouter les conversations d’autres gens qui se soucient des cadeaux de Noël, on pourrait se convaincre que Noël approche à …

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Grande première

Pour la première fois depuis que Schnaps nous appartient (c’est à dire à peu près 7 ans), j’ai … pris une douche à bord.

Ça ne m’était jamais arrivé avant, car depuis qu’on vit à bord, soit on est en mer ou au mouillage et on se lave dans le cockpit, soit on est à la marina et on se lave aux douches de la marina. Et puis comme de toutes façons je ne prends …

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L’article de 2016

Il faut bien l’avouer, 2015 fut une année pauvre en articles de blog. 2016 risque d’être du même acabit, car on n’a pas de grands projets de travaux ou de voyages sur Schnaps pour tout de suite. Ce n’est pas l’envie qui manque, et il y a de grands projets pour un peu plus tard, c’est juste qu’une vie presque conventionnelle avec boulots, ferry/BX, marmaille, ça ne laisse pas beaucoup de temps pour se faire …

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Parlons bien parlons peu

Parlons chiottes.

Sur Schnaps, comme sur pas mal de bateaux à partir d’un certain gabarit, on a des toilettes. Ce sont des toilettes du type ‘WC marin’, dont le principe est très simple : on pompe de l’eau de mer pour rincer la cuvette, qu’on rejette ensuite (la pompe a 2 chambres, une pour aspirer, une pour refouler) chargée de nos grosses ou petites commissions, via un gros tuyau.

Le rejet se fait en général …

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2015 !

Nous y voilà, c’est bien l’occasion d’un petit article de blog… L’occasion de souhaiter à nos lecteurs fidèles malgré nos articles sporadiques une très bonne année 2015 et de donner quelques nouvelles du bord.

Quoi de neuf, donc, depuis le dernier article ?

Sous prétexte que Moussaillonne nous a rejoints, une ribambelle de poilus s’est invitée à bord, portant à 77 (+13 par rapport à l’article précédent) le nombre d’équipiers tout doux. On commence sérieusement …

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