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Housses et oh, Santiano !

(NDCLFC: j’avais pas d’inspiration pour le titre, j’ai laissé carte blanche à Tomtom)

Lorsqu’on a visité Schnaps la toute première fois, le carré était beau, propre, élégant avec ses rayures blanches et bleues. Un air Obélix qui inspirait confiance et donnait envie d’y vivre.

Un carré Obélix, propre, net, joli, classe (photo du site d’Alain, l’ancien proprio). On avait terminé le dossier sur toute la longueur avec du tissu Obélix, ce qui ne se voit pas sur cette photo ni sur la suivante mais on n’a pas fait de photo tant que c’était propre…

Le carré côté bâbord, pas mal non plus (photo du site d’Alain, l’ancien proprio)

Puis on a acheté Schnaps, et on a commencé à y vivre. La saleté aussi… Si les housses de coussins étaient amovibles (donc lavables), les housses de dossiers ne l’étaient pas et ont commencé à accumuler la crasse. De plus en plus visiblement sur les bandes blanches – ou plutôt marrron-grises. A vrai dire, les housses de coussins ont également rapidement commencé à passer au motif rayures bleues et maronnasses. Précisons que le déhoussage n’est pas aisé, ce qui réduit l’envie de faire un lavage hebdomadaire, mais aussi que le tissu utilisé (un tissu à store) a tendance à conserver la couleur de la saleté au lavage. Nous avions donc – en tous cas après chaque lessive – des housses pleines de crasse propre. L’élégance des rayures était partie en fumée.

Pour pallier aux deux principaux soucis (déhoussage laborieux et crasse (parfois) propre visible), nous avons fait des housses de type drap-housse, fixées avec des élastiques sur les bords, en tissu en jean, au cours de notre voyage (précisément au mouillage en Dominique, en attendant que la pluie et le vent cessent). C’était il y a tout pile 7 ans.

7 ans et 2 loulous plus tard, les housses en jean avaient vécu. Elles avaient bénéficié de nombreuses réparations, le frottement des petites et grandes fesses ayant usé le jean jusqu’à la corde plusieurs fois. Mes chutes de jean se raréfiaient et chaque réparation nécessitait une optimisation de patchwork pour couvrir les trous. Les rayures originellement blanches des dossiers ne faisaient que devenir de plus en plus marron, avec des petites taches marron foncé. Ajoutons à cela les rideaux, efficaces et toujours en bon état, mais d’un motif encore différent, et on obtient un panaché de motifs et de taches d’une élégance discutable.

Vue du carré, le mix des motifs laisse à désirer

Le côté bâbord, pareil…

Les trous c’est pas beaucoup mieux (sous le grey tape, le tout dernier trou, toléré en attendant les nouvelles housses et protégé des doigts curieux d’enfants qui n’arrivent pas à se retenir d’explorer…)

Et quand on y regarde de plus près, les taches, ça fait vraiment moche

Un des coussins qui a le plus vécu, usé par les fesses de Clairette, patchworké comme on peut

L’autre coussin très usé et retapé, les fesses de Tomtom sont en cause cette fois

Donc on s’est lancés dans le projet de refaire les housses des assises et les dossiers.

On a choisi un beau tissu spécialement fait pour ça, lavable et tout et tout : Key Largo de Warwick. En couleur anthracite – un chiné de gris et bleu, un peu foncé mais difficile à tâcher ; on a aussi pris un peu de couleur cherry pour faire de patchs colorés et vifs quand l’usure pointera le bout de son nez. Ce tissu n’est pas donné, à 38NZD/m en 1.40m de largeur, mais il est doux, il est beau, il est facile à travailler, et surtout, surtout, il est lavable en machine, ce qui est assez rare pour un tissu de sellerie / ameublement. D’après les spécifications, c’est aussi l’un des plus robustes et résistants à l’abrasion … le temps confirmera.

Key Largo, coloris anthracite et cherry

Le design et les appros étaient faits avant les vacances de Noël : le tissu, du fil (j’ai largement surestimé la quantité de fil nécessaire… on a 4.5 km de fil gris maintenant), la mousse pour les dossiers, du velcro à coudre en kilomètres. Côté design:

    • pour les dossiers, la mousse fait tout le tour du carré. On a hésité à faire chaque U d’un morceau, mais les coins auraient fait des plis de mousse et de tissu, donc on a coupé aux coins. La mousse est faite de 25 mm de mousse dense-mais-pas-trop côté paroi auxquels sont collées deux épaisseurs de mousse très molle côté utilisateur. On a opté pour cette solution car on voulait des dossiers de 40mm d’épaisseur mais notre vendeur habituel ne proposait que 25 ou 50mm, et on n’était convaincus ni par l’un ni par l’autre. On a utilisé de la colle contact en spray pour tout assembler.
    • le scratch qui ferme les housses des dossiers se trouve en bas derrière le dossier, donc invisible pour le visiteur du carré.
    • deux bandes parallèles de scratch tiennent le dossier sur toute sa longueur. Côté paroi, on a mis le scratch qui accroche, fixé au scotch double face et sécurisé avec des agrafes. Côté housse, le scratch doux est cousu (le scratch doux ne s’accrochera pas au tissu quand il passera au lavage).

On voit bien les deux bandes de fixation, et très vaguement en bas du coussin, la bande de fermeture

    • pour les assises, on a ôté et lavé les housses Obélix qu’on a toujours gardées, puis cousu un cadre de velcro qui accroche sur la face de dessous. Les housses en beau tissu recouvrent la face supérieure et les côtés, puis viennent s’accrocher sous le coussin grâce à des scratchs doux cousus sur les rabats.

Un coussin vu de dessous

En cours de déhoussage – super rapide, le déhoussage. Ça nous permet aussi de prévoir le grand refit pour lequel on recoupera de nouveaux coussins exactement à la taille du carré (2cm plus longs que ce qu’on a) sans avoir à refaire les housses en beau tissu.

On a mis à profit une semaine de temps pourri pendant les vacances de Noël (la même semaine que nos lecteurs français, la météo était très similaire des deux côtés de l’hémisphère !) pour réaliser les nouveaux dossiers et coudre les nouvelles housses. Les enfants étaient de retour à la crèche pour des petites journées, ce qui a aidé. Quand ils sont dans les parages, ils veulent aider, appuyer sur la pédale de la machine à coudre, etc., mais les tâches qu’on peut leur confier sont limitées (dérouler du velcro, apporter la machine à coudre sans changer tous les réglages – n’est-ce pas Polochon l’ingénieur qui démonte tout, enlever des épingles une fois la couture terminée…). La marina de Marsden Cove est dotée d’une salle que les voileux peuvent utiliser, ce que j’ai vraiment apprécié avec mes grands morceaux de tissu.

La mise en place fut extrêmement gratifiante: non seulement ça a marché du premier coup, mais en plus c’est beau. C’est visible, on peut toucher, on peut presque sentir la bonne odeur du tissu propre, tous les sens (presque) en prennent plein la figure, ça justifie le temps passé à tout préparer. En général nos bricolages apportent des changements positifs, mais pas très visibles (par exemple, Tomtom a déplacé quelques prises dans le carré et la cuisine, ajouté des prises usb pour charger nos appareils, et c’est super, mais pas aussi visible…)

Et voilà le résultat :

Le coussin des fesses de Clairette

Le coussin des fesses de Tomtom

Le coussin bâbord, l’éclairage n’est pas exactement le même mais le cadre est relativement similaire. Il nous reste deux motifs (housses / rideaux) mais c’est déjà pas mal mieux.

Le même coussin bâbord, vu de l’avant du bateau

Le carré, tellement plus joli

Le carré vu de la cuisine. Sans grey tape c’est tout de même mieux!

Le carré tout en entier

Ça a l’air facile comme ça, et à vrai dire ce n’était pas trop difficile (pas aussi soûlant qu’il y a 7 ans non plus, mais je n’étais pas cantonnée au carré pendant une semaine, au mouillage, à cause du mauvais temps…), mais soyons honnêtes, il y a eu des hics de réalisation :

  • J’ai lavé le tissu avant de le découper, sur le conseil de ma super Mamie qui m’a toujours dit de laver un tissu avant de le coudre (s’il doit rétrécir, il rétrécira tant que rien n’est coupé ni cousu). Puis je l’ai fait sécher sur les filières de Schnaps, en changeant de côté au milieu du séchage. Quand j’ai étalé ma grande bande de tissu par terre pour la découper, elle était loin d’être rectangle : elle s’était déformée pendant le séchage. Par chance, il me restait encore une journée de beau temps, donc j’ai tout fait tremper et tout fait sécher dans l’herbe, à plat, retrouvant une forme rectangulaire. Juste une demi-journée perdue…
  • J’ai dessiné les formes à couper sur l’envers du tissu (avec un crayon lavable emprunté aux loulous, super pour cette utilisation). Parfait pour les formes symétriques, un peu moins pour la grande forme asymétrique… surtout quand on s’en rend compte après découpe. Et hop, une autre demi-journée à recoudre la coupure (pas rectiligne, évidemment !), qui heureusement est à un endroit très peu visible.
  • Je me suis retrouvée en rade de velcro… j’ai foiré mes calculs : je n’avais pas besoin de 25 mais de 33 mètres de velcro… Une petite pause le temps de faire des courses, et c’était reparti.

Il nous reste maintenant à :

  • peindre toutes les parois en blanc (mais avant, il faut faire l’isolation, et plein d’autres choses donc ça sera pendant le grand refit)
  • mettre des rideaux unis voire du même tissu que les coussins. Tomtom est en train de concevoir des hublots double-vitrage avec protection solaire et thermique intégrée donc ça sera peut-être simplement blanc et uni (et classe). Encore un truc qui attendra le grand refit.

Rendez-vous au nouvel an dans 7 ans pour un autre set de housses à coudre dans le mauvais temps ?

PS: certes, cette année on était trop occupés à profiter de nos vacances / bricoler / concevoir la prochaine annexe pour faire le traditionnel article de nouvelle année, mais cela ne nous empêche pas de souhaiter une très belle année à nos lecteurs !


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Kiwis

Ça y est, on a deux nationalités ! On était résidents depuis un moment, on pouvait même voter, maintenant on est aussi Kiwis que nos petits (lesquels sont nés Kiwis vu que leurs parents étaient résidents permanents en NZ).

Ça change quoi ? A vrai dire, pas grand-chose. On a le droit d’avoir un beau passeport noir orné d’une fougère, mais le reste de nos droits et devoirs ne change pas beaucoup par rapport à …

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Objectif numéro 1 : c’est fait

(English version below)

Ceux qui suivent le blog de près se souviendront de nos résolutions de début d’année. Voici donc notre premier article écrit de Marsden Cove, une marina proche de Whangarei.

On devrait prendre des bonnes résolutions plus souvent : ça marche… J’ai dégotté le boulot auquel j’avais postulé à Whangarei, on a fait un pique-nique de départ d’Auckland, dit bye bye à la crèche et au Buckland Beach Yacht Club, loué notre ponton, …

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Le traditionnel premier article de l’année

Certaines traditions sont incompatibles avec l’hémisphère sud. Six Noëls au chaud (le premier en Martinique, les autres en Nouvelle-Zélande), et nous nous sentons toujours aussi désorientés à l’approche des fêtes de fin d’année. A écouter et lire les publicités, à voir se multiplier les pères Noëls, étoiles de neige et sapins dans les vitrines, à écouter les conversations d’autres gens qui se soucient des cadeaux de Noël, on pourrait se convaincre que Noël approche à …

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Grande première

Pour la première fois depuis que Schnaps nous appartient (c’est à dire à peu près 7 ans), j’ai … pris une douche à bord.

Ça ne m’était jamais arrivé avant, car depuis qu’on vit à bord, soit on est en mer ou au mouillage et on se lave dans le cockpit, soit on est à la marina et on se lave aux douches de la marina. Et puis comme de toutes façons je ne prends …

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L’article de 2016

Il faut bien l’avouer, 2015 fut une année pauvre en articles de blog. 2016 risque d’être du même acabit, car on n’a pas de grands projets de travaux ou de voyages sur Schnaps pour tout de suite. Ce n’est pas l’envie qui manque, et il y a de grands projets pour un peu plus tard, c’est juste qu’une vie presque conventionnelle avec boulots, ferry/BX, marmaille, ça ne laisse pas beaucoup de temps pour se faire …

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Parlons bien parlons peu

Parlons chiottes.

Sur Schnaps, comme sur pas mal de bateaux à partir d’un certain gabarit, on a des toilettes. Ce sont des toilettes du type ‘WC marin’, dont le principe est très simple : on pompe de l’eau de mer pour rincer la cuvette, qu’on rejette ensuite (la pompe a 2 chambres, une pour aspirer, une pour refouler) chargée de nos grosses ou petites commissions, via un gros tuyau.

Le rejet se fait en général …

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2015 !

Nous y voilà, c’est bien l’occasion d’un petit article de blog… L’occasion de souhaiter à nos lecteurs fidèles malgré nos articles sporadiques une très bonne année 2015 et de donner quelques nouvelles du bord.

Quoi de neuf, donc, depuis le dernier article ?

Sous prétexte que Moussaillonne nous a rejoints, une ribambelle de poilus s’est invitée à bord, portant à 77 (+13 par rapport à l’article précédent) le nombre d’équipiers tout doux. On commence sérieusement …

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Les poilus du bord

Une semaine plus tard… mouais en fait 10 jours car j’ai trainaillé, mais ce n’est pas plus mal car ça a donné l’occasion à plein de gens de participer. Merci à tous d’ailleurs pour vos participations !!

Le Schnapsipage est formé d’un Tomtom, d’une Clairette, de deux enfants magnifiques… et de 64 peluches. Oui, 64. Même nous on est tombés des nues quand on a compté. Heureusement le moussaillon, qui totalise 43 peluches à lui …

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Petit jeu tout doux

Ça faisait longtemps ! Et puis à vrai dire ça nous amuse de recevoir des commentaires, donc on fait des efforts pour vous donner des raisons de nous laisser des commentaires. Faites-vous donc plaisir, ne soyez pas timides, il n’est même pas besoin de connaître quoi que ce soit à la voile pour ce petit jeu-ci.

Le petit jeu du jour consiste à évaluer le nombre d’équipiers poilus à bord. Par poilus, on ne désigne …

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