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Veni, vidi, demissionni

Aux dernières nouvelles, j’avais trouvé du boulot. Chez Fisher & Paykel Appliances (électroménager), la plus grosse entreprise de Nouvelle-Zélande, ce qui ouvrait potentiellement des perspectives intéressantes au niveau professionnel.

Comme vous allez le lire, ça m’a surtout ouvert les yeux sur ce que je voulais vraiment faire de ma vie, et donne aujourd’hui lieu à un article de la catégorie « Réflexions décousues et compote des grand-mères d’antan » rempli d’envolées lyriques et de phrases à rallonges qui font toujours partie de mes habitudes lors des dites envolées lyriques mais je me soigne, mais qui restera néanmoins sérieux. La preuve, y aura même pas d’images.

A notre arrivée en Nouvelle-Zélande, j’ai été désagréablement surpris – en fait je n’y avais jamais vraiment réfléchi auparavant, peut-être que si ça avait été le cas j’aurais été moins surpris – qu’avec mon bagage technico-scientifique issu d’une formation d’assez haut niveau en France et Angleterre, j’aie eu du mal d’une part à trouver un poste suffisamment stimulant, même pour mon cerveau engourdi tenu éloigné de la vie professionnelle durant 18 mois, dans les offres d’emploi disponibles, mais en plus à trouver des entreprises qui avaient la charge de travail et les moyens pour embaucher un ingénieur de haut-niveau à plein temps. En résumé (oui je fais déjà un résumé, la phrase précédente était tellement longue), l’espoir de trouver un job permanent dans une PME néo-zélandaise dans le domaine de la haute-technologie s’est, au fil du temps, révélé quasiment nul, ayant essuyé des refus pas toujours argumentés dans les 3 ou 4 bureaux d’étude possibles où la rémunération aurait de toutes façons été moyennement motivante. Je songeais alors sérieusement à faire ce que j’ai toujours eu envie de faire : créer ma boîte, en l’occurrence dans le high-tech en simulation numérique (CFD et FEA) pour proposer mes services ponctuels à des cabinets d’architecte, bureaux d’étude, fabricants divers et variés. J’aurais pu faire des calculs de structure, sismiques, acoustiques, thermiques, etc … à un prix compétitif grâce à des logiciels OpenSource gratuits et performants de calcul numérique comme CodeAster ou OpenFOAM auxquels je m’étais initié en m’exerçant sur un projet de voilier de charter de 25 pieds pour Great Escape à Opua (ouais parce qu’à la base je suis architecte naval quand même). Le tout dans un cadre très favorable à la création d’entreprises, la NZ se classant 3e mondial sur le plan des libertés économiques et de la facilité à créer son business.

Il restait tout de même les grosses boites, qui n’avaient pas ma préférence a priori parce que j’ai tendance à apprécier la liberté et la souplesse des plus petites structures. Autant le dire tout de suite, il n’y en a pas beaucoup. Et une « grosse boite » en NZ, c’est … 1500 employés maxi. Fisher & Paykel Healthcare (fabricants de matériel médical), c’était mort de chez mort à cause d’une mauvaise note à un test psychométrique et ce malgré le fait qu’ils aient été impressionnés par mes capacités techniques, mais ça fait 3 fois que je le répète sur ce blog donc ça va commencer à se savoir (Mandy ma chérie – NDCLFC : Non mais ho c’est quoi ça ? Je vais lui dire 2 mots moi à ta Mandy ! – si jamais tu me lis Smile ). Hamilton Jet à Christchurch ça aurait pu le faire aussi – c’est pile poil dans mon domaine – mais ils n’avaient pas le budget pour un ingé R&D de plus. Et puis c’est à Christchurch et non seulement y a des tremblements de terre et pour la voile c’est pas top (bon y a le ski pour compenser), mais en plus on n’allait pas déménager alors que Clairette avait dégoté un super boulot à Auckland. J’ai bien essayé dans les grosses boites de conseil en ingénierie, mais impossible de faire comprendre aux recruteurs dénués de curiosité qu’en France, les McKinsey, BCG, Accenture et compagnie viennent faire de la retape et embauchent des étudiants en école d’ingé deux ans avant l’obtention du diplôme. Les réponses laconiques revenaient 1/2h après avoir envoyé le CV. Trop qualifié ? Diplômes trop éloignés d’équivalents locaux ? Impossible de savoir exactement … une conversation téléphonique avec un des chefs australiens de la division ‘Marine’ d’un de ces cabinets de conseil m’a quand même confirmé que mes compétences avancées ne sont pas vraiment demandées en NZ et que de toutes façons les gens qualifiés comme moi qui tentent leur chance au pays des kiwis … finissent de son côté de la mer de Tasmanie pour trouver des jobs intéressants.

Aïe, c’était pas très bien barré notre affaire. Mais bon pas question de partir en Australie pour si peu : là-bas y a des requins affamés, des serpents ultra-venimeux, des araignées mortelles, des méduses tueuses, des crocodiles féroces, des casoars éventreurs – NDCLFC il n’y a pas trop de tout ça à Sydney, non mais ça va pas Tomtom, tu vas faire peur à mes parents. Les mois suivants furent loin d’être reluisants, après m’être péniblement relevé de l’énorme baffe de F&P Healthcare. J’en étais à me demander pourquoi je m’embêtais à toujours envoyer des CVs jusqu’à ce qu’on me propose une interview avec Fisher & Paykel Appliances (et non plus Healthcare, oui faut suivre, les deux boites se sont séparées en 2001 et ne partagent pas leurs listes noires, visiblement), pas loin de notre nouveau domicile. Ok, tentons le coup. L’entretien s’est très bien passé, pas de test psychométrique (de toutes façons maintenant que je sais comment fonctionne l’algorithme ultra-simpliste derrière ces machins qui sont objectivement de belles pompes à fric pour les entreprises, je sais leur faire dire les résultats qui me correspondent et je ne les laisse pas déduire des bêtises de mes réponses), et quelques jours après, pour mon anniversaire, j’ai reçu une offre, officiellement pour développer un nouveau modèle de réfrigérateur et faire de la simulation numérique sur les projets futurs. Sauf que le salaire était 20% inférieur à ce que j’attendais, et j’ai donc continué à postuler en élargissant d’un coup mon domaine de candidatures, dans l’informatique cette fois-ci. Une semaine après, une autre boite me faisait une deuxième offre bien plus intéressante financièrement, mais pour faire du ‘bête’ traitement de bases de données … pas folichon, d’autant que c’était au centre d’Auckland, bonjour bouchons, heures de route et compagnie …

Trois solutions s’offraient donc à moi :

  • ne pas être super bien payé mais faire un boulot à peu près intéressant, varié et avec de l’ingénierie de la vraie qu’on peut toucher et se salir les doigts avec
  • être bien payé mais dans un boulot qui m’ennuyait d’avance
  • ne pas être payé du tout – en tous cas pas tout de suite – envoyer bouler tout le monde et monter ma boîte

Comme je suis raisonnable et que j’aime bien mettre les mains dans le cambouis, j’ai choisi la première solution … en gardant la troisième sous le coude au cas où ça me gonflerait. Ce qui me laissait en plus la possibilité, avec des horaires de travail plutôt sympatoches (8h-16h30 tous les jours), de bosser sur mes projets de création d’entreprise le soir.

C’est donc tout guilleret et plein d’entrain que j’ai démarré chez Fisher & Paykel Appliances comme ingénieur développement produit. J’étais en effet remonté comme une pendule : je n’avais pas travaillé ‘pour de vrai’ depuis deux ans, j’avais vraiment envie d’inventer des tas de trucs pour les frigos du futur et d’être intégré à une équipe avec des gens qui bossent sur les mêmes projets que moi. En trois mots : ça allait dépoter.

Et puis il y avait deux trucs super. D’une il y avait un workshop avec des machine-outils, des presses, des outils qui nous servent pour faire des prototypes, mais auxquels je pouvais accéder le week-end pour fabriquer / réparer des pièces pour Schnaps ou la BX. Et de deux, comme il faut bien tester les tous nouveaux modèles de machine à laver à piston turbo-rotatif, le staff était encouragé à faire ses lessives au bureau ! C’était super pratique pour nous qui n’avons pas de machine à la « maison », et ça avait un côté rigolo de voir au bureau les ingénieurs, majoritairement des hommes, s’occuper consciencieusement du linge de la famille.

J’ai rapidement déchanté, sauf pour le workshop (même si c’est pas un workshop super rangé) et les lessives. D’une part parce que ce qu’au fond de moi la petite voix qui m’avait titillé ces derniers mois et me disait de plus en plus fort « Tomtom tu le sais de toutes façons que tu vas monter ta boîte, vas-y c’est le moment, pourquoi attendre » n’allait pas s’éteindre aussi facilement que ça – je comptais pas mal sur ma prise de fonctions pour qu’elle se mette en veilleuse celle-là – et aussi parce que ce qu’on me donnait à faire, quand on me donnait des choses à faire après quasi-supplications de ma part, était niveau lycée voire au mieux BTS (mise à jour de dessins, conception de pièces assez simples et dont les prévisions de production ne dépassaient pas la centaine d’exemplaires, avec donc très peu d’enjeu). Certainement aussi parce que j’ai très rapidement eu la confirmation que bosser dans une grosse boite avec énormément d’inertie, de procédures et de validations de partout, ce n’était pas fait pour moi, malgré le fait que j’étais très heureux de travailler au sein d’une équipe, de partager, exposer, et améliorer des idées.

En faisant le tour d’horizon des compétences nécessaires à la conception de réfrigérateurs, machines à laver et autres lave-vaisselles via le système de gestion de connaissance de la boîte, je me suis vite rendu compte, sans être outrageusement prétentieux, que j’aurais du mal à trouver un boulot à même de me mettre au défi sur le long terme. Ce n’est pas vraiment lié à la boîte en elle-même, mais plutôt au secteur d’activité : faire des analyses poussées de fonctionnement d’un frigo ou d’une machine à laver n’est tout simplement pas rentable dans un environnement de production de masse pour des appareils relativement simples où le coût d’un prototype est peu significatif en regard des implications du côté de la production (c’est-à-dire qu’au lieu de s’embêter à modéliser quelque chose, on le fabrique et on le teste car ça ne coûte pas cher, on ne risque pas grand-chose, au contraire d’un avion ou d’un bateau, par exemple). Et même sans ça, j’aurais du mal à avoir la patience de passer des années à dessiner des tours de frigo en inox brossé pour un jour éventuellement espérer faire des choses plus scientifiques. Et j’ai bien débroussaillé l’idée que j’ai depuis quelques mois de créer une application en ligne pour petites et moyennes entreprises.

Pendant cette période, j’ai souvent pensé à une discussion que j’avais eue avec Clairette, un an auparavant sur le bateau, quand elle se posait des tas de questions sur son avenir professionnel en arrivant en NZ. Je lui avais dit un truc qui remotiverait un cafard broyant du noir dans ses chaussettes, du genre : « Mais c’est pas grave s’ils se rendent pas compte qu’on est bons, si on ne trouve pas du premier coup un super boulot : s’il faut commencer avec un boulot moins intéressant et moins bien payé que notre niveau, on le fera et on leur montrera ce dont on est capable ! Chaque épreuve qu’on a traversée, on l’a surmontée, on y arrivera là aussi. » (trompettes + projos plein pot svp). Ça lui avait remonté le moral, ces belles paroles, et j’ai essayé de m’y accrocher et de m’y tenir, histoire d’être un minimum cohérent. Mais je me suis vite rendu compte que ça ne peut marcher que si on a la possibilité de montrer ce dont on est capable, ce qui n’est pas toujours possible, et surtout s’il y a un objectif motivant à l’horizon, un défi à relever, une montagne à soulever. Deux ingrédients qui sont vite venus à manquer, et surtout le deuxième.

Peut-être qu’après ce qu’on a vécu, ce qu’on a traversé sur Schnaps, l’entreprise que ça a représenté, je n’arrive plus à imaginer une vie pépère, sans risques, sans inconnu, apportant un salaire régulier à la famille pour financer un train de vie tranquille. Peut-être que je ne me vois pas dans 30 ans dans le même bureau à conduire une belle et confortable berline (quoique, quoi de plus beau et confortable qu’une BX ?) matin et soir. Peut-être que je ne me vois pas dans 10 ans être mis à l’honneur d’un « morning-tea » du vendredi matin pour ma décennie de bons et loyaux services dans la même boite. Tout cela tout en sachant pertinemment que j’ai eu la possibilité, l’énergie, l’ambition et la motivation, là, maintenant, de choisir une vie pleine de rebondissements, de défis, de projets, peut-être d’échecs mais aussi de réussites.

Certains verront ça comme de l’orgueil mal placé, de l’ambition démesurée, de l’arrogance, de l’immodestie, voire même du mépris envers les gens qui mènent la vie que je ne veux pas mener (ouais enfin là faut pas pousser quand même). M’en fous. J’ai de l’énergie, et j’ai envie d’en faire bénéficier la société (et d’en être récompensé à la fois en satisfaction et en espèces sonnantes et trébuchantes – pas en billets qui vaudront bientôt moins cher que le papier sur lequel ils sont imprimés si possible merci) mieux qu’en allant tranquillement au boulot tous les jours et d’en repartir entre 16h29 et 16h31.

Une autre phrase qui trottait obstinément dans ma petite tête était une question, extraite d’un discours d’un certain Steve Jobs déjà mentionné sur ce blog : « Si je devais mourir demain, est-ce que je ferais ce que je suis en train de faire aujourd’hui ? ». Ça peut paraître macabre comme question, mais ça me semble être bien plus fondamental qu’il n’y paraît. Passées mes deux premières semaines de boulot, la réponse était systématiquement « non ». Même si les perspectives changeaient, même si j’avais un boulot super intéressant qui me tombait dessus, c’était « non ».

J’ai donc posé ma démission, deux mois seulement après mes débuts. Ce n’était vraiment pas une décision impulsive, la décision impulsive aurait été, justement, de ne pas démissionner.

C’est sûr, ça a fait des étincelles, le grand chef de l’ingénierie s’est rendu compte d’un coup que j’étais légèrement sous-employé par rapport à ce qu’il m’avait promis, et m’a fait confier des projets un tantinet plus intéressants, pas forcément pour me retenir car ma décision était prise, mais pour me montrer que si jamais j’avais envie de revenir dans un futur plus ou moins proche, si ma boîte ne marchait pas comme je voulais, il y avait des choses un peu plus sexy à faire chez F&P …

Cela aurait éventuellement pu m’intéresser au cas où, effectivement, je me plante lamentablement ce qui est loin d’être impossible, mais deux semaines plus tard et donc deux semaines avant mon départ, on apprenait qu’un énorme fabricant d’électroménager appartenant au gouvernement chinois et donc au Parti Communiste lançait une OPA (ça a quand même quelque chose de cocasse, un Parti qui s’appelle ‘Communiste’ en lançant une OPA en bourse, y en a du côté de Pékin qui se sont fait greffer de la cohérence en béton armé par paquets de 50 tonnes, ça se sent) pour racheter la totalité de Fisher & Paykel Appliances, OPA qui va probablement se solder par un succès et voir donc l’entreprise passer plus ou moins directement aux mains du PC chinois (qui possède à l’heure de la publication de cet article déjà 72% des actions). Si ma décision avait eu besoin d’être scellée, c’était chose faite, et j’aurais de toutes façons présenté ma démission le jour où la transaction était officialisée, quel que soit l’intérêt du boulot. Ben oui, tant qu’à générer de l’argent pour quelqu’un, autant que ce ne soit pas pour sponsoriser indirectement la censure, la justice expéditive et les balles dans la nuque d’un régime qui représente tout ce que je déteste et que mon papa a fui il y a un peu plus de 30 ans pour que ses enfants grandissent dans un pays libre.

Certains (encore eux !) trouveront ça irresponsable de quitter un job pour se jeter dans l’aventure incertaine de la création d’entreprise alors même qu’on va avoir un bébé dans pas longtemps (c’est une question de jours, là !). M’en fous aussi. D’abord Clairette a un super boulot pour assurer nos arrières (et ça me gêne plus qu’elle que ce soit le cas), ce n’est pas 3 mois de congé maternité non payé qui vont nous mettre dans le rouge et on a encore suffisamment d’économies (qui viennent de faire le grand bond pour nous retrouver de l’autre côté de la planète et fuir le bruit des rotatives qui tournent à plein régime du côté de Francfort), et en plus si je reporte ça à dans deux ans, ce sera pareil, voire même « pire », car on attendra probablement un deuxième bébé, même topo deux ans plus tard (durées indicatives et approximatives hein, tout n’est pas programmé à ce point là). Sans compter l’achat un jour où l’autre d’un terrain pour construire une maison, où une fois l’emprunt souscrit il sera bien plus difficile de prendre le risque de perdre des revenus réguliers que maintenant. Sans compter que je vais pouvoir profiter des premiers pas de bébé dans le monde, m’occuper de sa maman que le fait de trimballer un petit bonhomme à longueur de journée et d’assurer sa livraison aura fatigué un peu, et faire le père au foyer (bon, il ira à la crèche de temps en temps, histoire que je puisse travailler aussi) quand elle recommencera à travailler.

Bref, une des grandes leçons de notre voyage est qu’il y a toujours des bonnes raisons pour ne pas prendre un risque (oui parce qu’en fait sinon ça serait pas vraiment un risque). Il y en a juste un peu moins à certains moments qu’à d’autres, et encore …

Je vais donc me lancer, ou plutôt consacrer un peu plus que mes soirées (comme ça j’aurai mes soirées libres) à programmer une application web pour les entreprises, dont l’idée mûrit depuis un petit moment. Quoi comme application ? C’est taupe-secret pour l’instant. Enfin non pas taupe-secret, mais je vais pas divulguer ma super idée sur internet comme ça. L’idée est là et bien dégrossie, la programmation proprement dite est commencée, et il reste donc 90% du travail à accomplir. Après, si tout va bien je mettrai ça en ligne et ça me rapportera des sous. Et si ça ne marche pas, j’ai 2-3 autres idées sous le coude. Exit l’ingénierie pour l’instant en tous cas, et en particulier l’ingénierie navale, le rapport rémunération x taille du marché NZ/[investissement x compétences et matériel requis x soucis] étant vraiment trop faible comparé à son pendant dans le domaine de l’informatique, notamment en ce qui concerne la taille du marché, multipliée par un bon 1500.

En conclusion, cette expérience post-voyage dans le salariat m’aura donc plus donné un bon coup de pied aux fesses, une impulsion, qu’autre chose. Ça ne se serait certainement pas passé de la même façon si nous n’étions jamais partis autour du monde vers l’inconnu, si nous n’avions pas appris que tout est possible à condition de s’en donner les moyens et surtout de prendre une décision, de se fixer un objectif et de s’y tenir. Ça ne suffit pas en soi évidemment, il y a d’autres facteurs qui entrent en jeu, mais avec un peu de recul, la conclusion de cette histoire n’est pas vraiment surprenante et est même plutôt logique quand on connaît mon caractère entier et indépendant d’esprit et qu’on le combine à cette expérience qui renforce le goût de l’aventure …

Au passage, je profite de cet article-fleuve (un paragraphe de plus ou de moins, quelle importance ?) pour noter qu’il est amusant de se souvenir que le plan ‘installation de Tomtom et Clairette en NZ’ prévoyait initialement que je trouve un super job bien stable parce qu’on pensait que ce serait bien plus facile pour moi, et que Clairette, si elle ne trouvait pas de travail (ce qui est à l’origine des questions existentielles évoquées plus haut), se lance dans la création d’une activité (enfin c’était un peu moi qui poussait dans cette direction, parce que c’est moi qui ai toujours voulu créer une boîte). Au final, on a Clairette qui a un super job et Tomtom qui va se lancer dans l’entrepreneuriat. Le hasard, les RH alter-comprenants, la conjoncture, un coup de bol pour Clairette et tout le bazar ont peut-être mieux fait les choses qu’on ne le pensait initialement … l’avenir le dira !


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