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Histoires de pipi

Un article pratique, pour les filles, à la demande générale Wink

Et oui, on vous raconte notre vie dans tous ses détails sur ce blog, vous allez même savoir comment on fait pipi !

Être une fille, c’est vachment bien, mais des fois, pour faire pipi, c’est pas très très pratique. Le premier inconvénient, c’est la taille de la vessie. Je ne pensais pas être pourvue d’une mini-vessie, mais en comparant avec l’énergumène masculin qui m’accompagne la fréquence de nos besoins urinaires, je dois bien me rendre à l’évidence : sa vessie fait au moins le double de la mienne.

Ce n’est pas un gros inconvénient, en temps normal, mais au port, par exemple, les toilettes sont loin. 200 mètres aller, 200 mètres retour, ça dissuade d’aller faire pipi toutes les 5 minutes ! Pour autant, faire pipi dans les toilettes du bateau qui communiquent directement avec l’eau du port, c’est pas propre, pas sympa ni pour nous ni pour les autres. Bon j’avoue, en pleine nuit ou quand je suis malade, je fais des exceptions. Mais c’est pas souvent.

Note au passage : pendant notre hiver à Lorient, j’ai passé une nuit à l’hôtel, en plein milieu de la Bretagne, pour le boulot. Le plus grand luxe de cet hôtel, ce fut le matin, au réveil, de ne pas avoir besoin de m’habiller chaudement, ni de mobiliser les quelques neurones réveillés pour ne pas glisser (à cause du gel) en descendant du bateau, ni de parcourir dans le froid les 2-300 mètres qui nous séparaient des toilettes du port, mais de simplement faire quelques pas pour me retrouver confortablement assise sur le trône. Il neigeait, dehors : c’était encore meilleur.

Au mouillage, difficile de faire autrement, c’est pipi dans la mer, mais l’eau qui entoure le bateau est plus fréquemment renouvelée qu’au fond d’un port. Et en pleine mer, là pour le coup il n’y a plus de réticences à diluer quelques décilitres d’urine dans l’immensité liquide qui nous entoure.

En pratique, en mer, il y a en général deux solutions. La première, c’est d’utiliser les toilettes. C’est d’ailleurs la seule solution la nuit, ou quand la mer secoue dans tous les sens (on risque moins de tomber dans le trou que de passer par dessus bord). La solution « toilettes » exige de pomper pour la chasse d’eau, et parfois, pomper c’est laborieux (avec le mal de mer par exemple). L’autre solution, c’est de s’accroupir sur la jupe et de faire pipi accroupie (comme dans les bois), assurée par le « bout à pipi », équipement sécu du bateau, qui permet d’assurer celui qui va sur la jupe, que ce soit pour découper le poisson ou pour d’autres besoins naturels.

01-sans les mains.JPG

Notre mannequin du jour nous présente le bout à pipi - ça ne se voit pas mais il est fixé solidement au balcon arrière - permettant des figures "sans les mains".

02-fermeture.JPG

Détail pour mieux comprendre comment le bout à pipi s'attache autour de la taille : un mousqueton, à poste, nous permet de nous attacher en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

Et bien j’ai trouvé une troisième solution ! C’est de faire pipi debout comme les garçons. Pour cela, il faut un petit outil, un « zizi en plastique ». C’est moins maniable que l’engin dont sont affublés nos congénères masculins, il reste des risques de fuite, mais parfois, c’est pratique.

03-whizfreedom.jpg

Mon zizi en plastique, de son nom commercial "Whizfreedom".

Concrètement, ça se met entre les jambes, et le jet de pipi sort par le petit tube. En mer, il suffit de le passer à l’eau (de mer) pour le rincer avant de le ranger dans sa petite pochette plastique jusqu’à la prochaine utilisation.

Mais pourquoi faire pipi debout ? Quelques avantages en mer :

  • on se déshabille moins qu’en mode pipi assis, c’est intéressant quand il fait froid
  • on a plus de facilité à garder le gilet de sauvetage et son harnais en place (d’après une source qui se reconnaîtra, 50% des hommes à la mer arrivent lors d’une pause pipi, 50% se déroulent au port, alors imaginez, faire pipi au port, c’est dangereux).
  • on a moins de risque d’en mettre sur la jupe (ça c’est pas grave, un seau d’eau de mer et c’est rincé) ou sur les chaussures
  • c’est rigolo de faire pipi debout.

Mais j’ai également découvert, grâce à cette prothèse en plastique, les inconvénients que subissent nos hommes (et oui, je pensais qu’ils n’avaient que des avantages, mais non) :

  • avant tout, il faut se placer en fonction du vent. Ceci dit, en voilier, c’est un peu normal de vivre en fonction du vent.
  • la position debout n’est pas très confortable… Surtout au réveil, quand tout est encore brumeux dans le cerveau, un bon pipi assis est tellement plus agréable…

Voilà voilà, c’était l’article pratique pour les copines…


Cet article en PDF


4 commentaires pour Histoires de pipi

  • Delphine

    Hihi!

    – Merci pour cet article très intéressant qui explique en profondeur les petits tracas du quotidien! :)
    – J’en profite pour vous souhaiter une bonne année! :) Bisous

    • Coucou !
      – Ben moi qui croyais que tu ne faisais que regarder les images… je vois que certains sujets t’ont conquise !
      – Ceci dit, je suis un peu déçue de mon whiz freedom qui donne des signes de faiblesses après 5 mois d’utilisation, le plastique se craque…

  • Nous aussi on avait un bout à pipi et ça marche vraiment bien !

  • Mamodile

    Voilà donc LA différence qui tendrait à disparaître ??? Il y a peu, au cours d’une nécessaire halte pendant une sortie à vélo, j’ai ddé à un cheval qui me regardait en machouillant son herbette : « comment reconnaît on un cycliste d’une cycliste ? » eh oui : l’un reste debout, l’autre s’accroupit…et nous, ce n’est pas le vent alors, dont il faut se garder, mais des petits cailloux, des racines mais aussi des orties ou autres chardons…
    Merci pour ces explications et illustrations convaincantes, accesoire et mannequin à l’appui, mais svp, accrochez vous bien, hein ?
    Bonne et belle nouvelle suite de voyage, vers le « Petit pays » que Cesaria Evora aime bcp !
    Bises

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